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| Scarface, TEST (posté par Administrateur inconnu le 06.03.2008 ) |
TEST
Cétait un réel défi que celui de faire ressusciter Tony Montana en jeu vidéo. Parti pour être la risée de tout un milieu, si l'on s'en tient aux premières versions du jeu, Scarface : The World is Yours a remonté la pente au fil des mois. Reste maintenant à savoir si Radical Entertainment réussira à faire honneur au film culte de Brian De Palma ?
Si tout le monde adule le désormais mythique GTA : Vice City, il est évident que les studios Rockstar ont trouvé leur principale source d'inspiration dans le film Scarface de Brian de Palma.
Et voila que le film culte réclame à son tour sa part du gâteau. Scarface : The World is Yours reprend là où le film se termine, avec une petite variation tout de meme, qui permet à Tony de ne pas se faire assasiner froidement dans le dos par Sosa.
La vie sauve donc pour notre réfugié cubain, mais tout un empire à rebâtir. Cela passe d'abord par la reconquête de sa propre villa, placée sous le controle de la police depuis la fusillade.
La premiere mission vous immerge donc dans une véritable tuerie. Avec l'aide de Gaspar Gomez, Tony finit par récupérer un manoir délabré
SCAR-FRIC !
Ici, avoir les poches blindées de biftons est dix fois plus efficace qu'un gilet pare-balles. Confiné aux petits deals de bouffon quand il débarque à Little Havana, Tony doit convaincre divers patrons de lui vendre leur établissement pour qu'il puisse en faire des façades. Il pourra ainsi négocier des kilos de blanche, alimenter son réseau, et faire grimper son compte en banque. En plus du trafic de drogue, on peut aussi faire danser les gangs de quartier, et remplir les missions plus ou moins foireuses de Felix pour se faire du fric.
Avec tout cet argent sale dans les mains, mieux vaut connaitre dans son entourage un banquier capable de le blanchir. On le sait, les banques ont les dents assez longues, et il va falloir négocier sec encore une fois pour éviter de se faire entuber avec leur taux de merde. Le principe est simple et original : un cercle divisé en plusieurs zones s'affiche à l'écran.
SCAR-FESSE !
Le sexe, la corruption, l'argent, l'alcool, voilà le difficile quotidien de Montana qu'a tenté de retranscrire Radical Entertainment. On est en Floride. Des dealers à chaque coin de rue, des top-girls qui se déhanchent en bikini, des mafieux qui perdent tout en un instant, c'est ça le rêve américain !
On retrouve également la plupart des lieux mythiques du films comme le Babylon Club.
Le clipping, les ralentissements de boucher et les bugs de collisions d'école restent trop fréquents pour un jeu sortit en 2006, mais avouons que la gestuelle de Tony est tout bonnement admirable. Sans parler de son verbe et ses répliques au débit cassé toujours aussi fracassants.
Les gunfights également fracassent...le reste du jeu. C'est là surement la faiblesse la plus notable du jeu. On ne remet pas en cause l'aspect bourrin des affrontements, nécessaire à tout gta-like qui se respecte, mais on déplore le manque de souplesse dans la visée, dû notamment au systeme de lock.
D'un autre coté, Scarface : The World is Yours a met l'accent sur le démembrement et les différentes parties du corps des ennemis que l'on peut viser, histoire de faire monter la jauge de rage. Une fois remplie et activée, Tony devient alors une grosse brute indestructible avec des coups de fusil plus puissants, et une barre de vie bonifiée à chaque ennemi abattu.
Les missions en voiture sont plutôt bien orchestrées, avec du business à livrer à droite à gauche, et des traîtres à neutraliser. Finalement, le trip réside avant tout dans la crainte que l'on doit inspirer, et le léchage de botte que l'on doit exiger. Le joueur accède facilement à un menu où l'on peut non seulement gérer l'extension de son empire et les opérations en cours, mais aussi investir dans des biens exotiques qui feront monter la cote du personnage auprès des malfrats.
SCARFACE !
Scarface : The World is Yours, arrive finalement à tirer son épingle du jeu, grâce à une ambiance proche du film de Brian De Palma. Le jeu ne trouvera pourtant son public fidèle que dans les amateurs du film, les nostalgiques, ou les éternels déçus de la mort de Tony. Quant aux autres, ils découvrivront un gta-like sympathique bien que trop scripté par rapport à un San Andréas sorti la meme année.
Scarface, dont Rockstar s'est fortement inspiré, n'a donc pu mieux faire que de s'inspirer à son tour de la série des gta, produisant donc le pastiche d'un GTA Vice City sorti quelques 3 ans plus tot...
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