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Just Cause, TEST (posté par Administrateur inconnu le 05.03.2008 )
TEST


Chili, 11 septembre 1973.

Des avions militaires bombardent le palace présidentiel à Santiago. Les opposants du président ont fait appel aux Etats-Unis pour se débarrasser de leur gouvernement. Un coup d'état réussi qui verra le Chili entrer dans une dictature militaire pour plus de vingt ans et fera des milliers de morts. L'histoire de Just Cause se déroule sur une île fictive d'Amérique du Sud et malgré le rapprochement scénaristique d'un futur coup d'état commandité par la CIA, le jeu se veut parodique dans son traitement...

Contrairement à Salvador Allende qui fut le premier président socialiste démocratiquement élu dans le monde, le général Salvador Mendoza n'a pas encore été destitué de son pouvoir. Il n'appartient qu'à vous, Rico Rodriguez (agent de la CIA), de renverser le pouvoir corrompu et d'instaurer la démocratie sur l'île de San Esperito en Amérique du Sud. Viva la Revolutión !

Si l'on accepte le postulat scénaristique et politiquement douteux de Just Cause – ce n'est qu'un jeu vidéo et ce ne n'est pas le premier à avoir un sujet controversé – on se retrouve donc parachuté (!) sur l'île de San Esperito (1024 km2 de superficie, soit près de 10 fois la taille de San Andréas) dans un clone de GTA ensoleillé. Et après tout, on se rend compte que le jeu est tellement caricatural (et traité au second degré) et que l'univers proposé importe uniquement pour sa situation géographique et sa taille gargantuesque.
Le scénario principal compte 21 missions qui sont globalement réussies et variées. De l'usurpation d'identité d'un baron de la drogue pour lui subtiliser sa cargaison de poudre blanche, de diverses livraisons, en passant par la libération d'une rebelle emprisonnée par El Presidente dans une prison bien gardée ou encore par la prise puis à la défense d'une radio pendant que le chef des rebelles passe son message de propagande, il y a de quoi s'amuser.

En revanche, ce n'est pas le cas des missions secondaires (non liées au déroulement de l'histoire, mais apportant de nombreux bonus supplémentaires: bases, armes, véhicules, etc.) qui sont fort nombreuses mais d'une redondance parfois ridicule. La durée de vie du jeu est donc artificiellement rallongée mais finalement, ce n'est pas un réel défaut dans le sens qu'on revient volontiers de temps en temps pour faire quelques missions secondaires, simplement pour le fun.

San Esperito est donc formée de 36 îles dont il faudra reprendre le contrôle. D'abord sous le joug gouvernemental, il ne tient qu'à vous d'aider la guérilla ou le cartel de la drogue à s'approprier chacune de ses 36 parcelles paradisiaques. Il va donc falloir utiliser la centaine de véhicules terrestres, maritimes ou aériens) mis à votre disposition pour se rendre dans chacune d'elle et faire parler la poudre. Nous noterons tout de même l'effort du Studio d'Avalanche qui impose le slogan : "Tous les véhicules visibles sont utilisables". Il est pourtant dommage qu'Avalanche Studios ait implémenté une visée automatique pour les gunfights dans la version XBox (une visée manuelle est disponible, mais le gameplay n'ayant pas été conçu dans cette optique, elle reste anecdotique) et la jouabilité qui en découle est assez brouillonne et pas vraiment palpitante sur ce support.

Le jeu vous met en face de dizaines d'ennemis sans que vous ayez à vous préoccuper de les viser individuellement, il suffit de regarder plus ou moins dans la direction du danger et en avant la purée. Le plaisir "homicidaire" est diminué de par sa relative facilité et même si les GTA-like ont toujours prouvé être des tueries vidéoludiques aux fusillades primaires. En contre-partie et dans l'ensemble, les véhicules sont assez maniables (les voitures réagissent cependant un peu comme des caisses à savon) et c'est un réel plaisir quand on prend en main, enfin, son premier véhicule volant. La liberté est telle qu'on en oublie vite tous les petits défauts cités plus haut, et on s'adonne au plaisir jouissif du tourisme. Quand en plus on ajoute la possibilité originale de pouvoir utiliser un parachute (dépliable à volonté) et d'un grappin, de différentes cascades réalisables depuis les véhicules, on frôle l'orgasme !

Ce plaisir vient en partie du fait que le jeu est graphiquement très plaisant.

San Esperito est magnifiquement modélisée, la végétation est abondante, l'eau est transparente et les effets d'éclairage dus aux changements liés au cycle du jour et de la nuit donnent lieu à de bien belles, disons somptueux décors de cartes postales. Le jeu gère également le changement climatique (brouillard, pluie) et les nuages volumétriques que l'on peut dominer en montant en altitude. De quoi repartir en vacances virtuellement... Mais tout n'est pas si rose; les personnages sont trop souvent modélisés à la cuillere et manquent singulièrement de charisme. Le design des véhicules terrestres est également très peu inspiré, et la modélisation ainsi que l'architecture des différentes villes sont beaucoup trop carrées. Mais le pire reste l'animation complètement ratée de Rico qui honore une démarche de "canard constipé"... Malgré l'évocation du moteur physique Havok sur le boîtier du jeu, les animations de morts des ennemis sont toujours les mêmes et les collisions entre les différents véhicules font peine à voir. Et à entendre...
Le département sonore à été complètement sous-traité: on a droit aux mêmes musiques (chacune d'elle se déclenche suivant que l'on se bat, tombe en chute libre, que l'on soit en bateau, etc.) Si elles restent répetitives, elles ont le mérite de parfaitement s'inscrire dans l'univers paradisiaque du jeu. Les bruitages des différentes armes sont passables, mais ceux des collisions entre véhicules sont vraiment risibles tellement ils ne sont pas appropriés. Et quand on entend beugler pour la millième fois en deux minutes « HALTO, C'EST LA POLICE ! » on a envie d'en retrouver la source et de lui fermer le clapet par surplus d'une dizaine de balles dans le ventre.

Au final et malgré pleins de petits défauts, Just Cause reste un bon jeu. On s'y amuse beaucoup et l'ambiance "révolution James Bond sous les palmiers" fonctionne par son univers graphique réussi. Il est vrai que le jeu aurait demandé plus de temps pour paraître moins brouillon (les fusillades, le maniement des véhicules terrestres, certains bruitages, etc.), mais il faut relever qu'il s'agit là du premier jeu d'Avalanche Studios qui s'en sort quand même plutôt bien pour un titre qu'ils pensaient sortir en librairie.

La révolution de Just Cause 1, si elle semble bien partie, ne suffira pas à renverser la dictature de la critique, c'est pourquoi chez GTA-Like.com, on s'intéressera tout particulierement à la suite promise pour le courant 2008 : Just Cause 2

Captain
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